Chincoteague: derriere les rochers...
Lundi.... voilà donc un résumé de mon week-end pardon de mon super week-end…
Vendredi : soirée très calme ou j’ai aidé M à s’installer chez moi.
Samedi matin, 6.00 am, mon réveil « buzze ». Journée à la plage en vue, j’en rêvais depuis trop longtemps. Après avoir passé 4 ans tout le temps fourrée dans les calanques ou sur les plages de Cassis, il n’est pas évident de devoir se contenter de la rivière locale un peu boueuse.
Le rdv est à Dupont pour 8h et je ne suis pas arrivée la dernière… Petit passage au Starbucks pour faire un petit déj tout en regardant les passants de l’autre coté de la vitre (les tables sont toujours alignées contre la vitre pour regarder la rue : c’est bien quand on a une âme de concierge mais c’est pas évident pour discuter avec le voisin….).
Après avoir regardé Baptiste engloutir un sandwich à l’omelette, Guillaume lutter avec une porte et après que je me sois encore une fois brûlée avec mon café, nous sommes partis chercher le carrosse. J’ai dit carrosse ??? et je pèse mes mots…. Elle nous attendait devant la porte du garage, toute belle et orange avec son volant cousu cuir… la classe !

La frustration toutefois est intense : mon permis a expiré il y a 24heures…. Je dois me contenter de regarder les hommes conduire… car oui nous sommes bien en plein cliché… Les hommes à l’avant qui conduisent, casquette vissée sur la tête, la musique à fond, le toit ouvert pour en faire profiter tout le monde malgré les températures et la fille à l’arrière. A l’arrière, « parlons en justement » comme dirait Jackie Quartz… Ma tête cogne douloureusement la moquette du toit pendant que mes genoux se râpent contre le siège avant… A l’étroit ? Complètement ! … mise en situation….


Toutefois, même si je me sens dans la voiture des lilliputiens, la satisfaction est là : les vraies routes d’ici avec les chaînes de fast food qui se succèdent à l’infini, les camions « différents », et la joyeuse ambiance dans la voiture… D’autant plus joyeuse pour moi que j’ai pu migrer vers le siège avant…

Petit bémol toutefois : alors que l’on doublait facilement un pick-up et sa remorque, le drame… je regarde et là je me rends compte qu’ils ont tué la mère de Bambi !!! Et ils la promènent à l’arrière du truck. Heurk…
Arrivée à Chincoteague : comme dirait l’autre : « c’est beau mais c’est loin ». Et on sent bien l’odeur de l’iode, ça passe pas inaperçu. Petit tour dans la « ville » pour débusquer un restaurant : l’objectif premier était de manger du crabe, en découvrant le restaurant, l’objectif est devenu de ne pas être malade… Le repas est servi sur un plateau de cantine, pas d’assiette, juste une feuille de papier qui tend à se décomposer. Sur le coté un petit gobelet rempli de liquide jaunâtre : je tente, je meurs… c’est du beurre liquide avec de l’huile. Léger on avait dit… Heureusement le Chardonnay est là ! Repas joyeux à la meilleure table du restau : table d’angle avec vue sur le parking, cad avec vue sur notre joli bijou orangé… La décoration est complètement kitch, et le serveur nous répète inlassablement des « you’re welcome » en nous annonçant que ce soir c’est la fête du village et ça on va pas la rater !

Départ vers le parc naturel de Chincoteague : la plage, les marais, les bêtes…. Après avoir manqué d’écraser un lapin, donné à manger aux mouettes et s’être pleinement moqué du Brice de Chincoteague qui a attendu une vague pendant toute une après midi, nous sommes partis en quête des poneys… « Petite » marche pour finalement voir un bout d’oreille perdu dans la lande mais surtout pour se retrouver dans un bois de pin un peu loin de la voiture alors que la nuit tombait… Mais les « Park rangers » sont là et veillent ( on évite la blague « power rangers » on me l’a déjà fait 2 fois…)





Dernières photos du soleil couchant sur une marre de canards, et on voit alors apparaître Bambi (vivant cette fois) qui prend la pose quelques minutes cad pendant que l’on cherchait l’appareil photo avant de repartir dans les bois cad quand on a trouvé l’appareil photo… Dernier virage et paf un poney… on en a cherché toute l’après midi et il fallait qu’en fait il soit au milieu de la route. Petite photo de la bête prise de la voiture : on devient de vrais américains, on a juste passé la tête par le toit…
Retour à Chincoteague, il s’agit maintenant de faire les boutiques de souvenirs et franchement je n’en ai pas vu beaucoup de plus atroces… L’incarnation du mauvais goût nous guette mais positivons, les vendeuses sont charmantes et nous expliquent que ce week-end c’est le meilleur moment de l’année pour venir ( ben dis donc…) et on a les bretzels offerts…
Les températures sont douloureusement froides, petit verre au bar du village… L’ambiance y est indescriptible.
De retour dans la rue « la fête bat son plein », … les fauteuils recouverts de couvertures de Pocahontas sont là, les danseuses locales dansent dans le virage sur le goudron, et on attend la parade des pompiers. La teuf quoi….
On ne s’attarde pas, on doit rentrer à DC, la route est longue et les fast food toujours aussi nombreux. Arrivée à minuit et départ à la Maca, j’ai une tête de morte vivante, ma coiffure de Saylor Moon du matin n’a pas résisté au vent. Et moi je ne résiste pas tout court…. 2 heures plus tard, je suis couchée, 8heures plus tard je suis debout.
Dimanche : Marion m’invite au restau thaï, j’adore… MERCI !!! Flanage dans les boutiques avant de mettre un joli jogging pour aller courir.
Et lundi matin dans le froid…. Etrangement je pense à Miami et ses palmiers…