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Publié le par Aur

Dimanche soir, c’est l’heure du bilan hebdomadaire… beaucoup de travail, des sorties, des visites, des coups de cœur, …. Commençons par le début ;

Début de semaine atroce, je comprends maintenant pourquoi le taux de maladie est aussi élevé le lundi, c’est toujours le lundi que l’on a tous les problèmes qui font regretter le week-end. Je suis donc arrivée après 2 jours chaotiques à la conclusion que j’avais désespérément  besoin de vacances, de respirer un peu l’air en dehors de Washington DC voire même partir à la conquête de l’Ouest. Et mercredi fut le jour où je me suis décidée à poser des congés pour aller visiter le « pays de la pomme de terre  Affaire à suivre…

Mercredi soir : pour conclure ma journée « breaking down nervous », j’entame une carrière de cuisinière marocaine et de piratage de jardin (et oui encore et toujours mais cette fois pas pour des framboises…). Mes mauvaises habitudes d’invasion des jardins sont en effet réapparues en pleine nuit mercredi après une soirée à cuisiner (et dévorer) des briques au son de Bollywood. Après avoir passé des heures dans une maison au chaud où les bananes au chocolat côtoyaient le jus d’ibiscus et les épices indiennes, le froid du retour m’a conduit à la folie d’aller faire la connaissance des squelettes en plastiques installés sur une terrasse avec des bouteilles de bière : Halloween- Halloween! J’ai résolument besoin d’un break…

Jeudi : j’ai enfin réalisé quelque chose que je souhaitais depuis longtemps : découvrir Le Renoir de mes rêves. Sortie du travail en gambadant pour s’échapper au musée et profiter du retour du Déjeuner des canotiers à Washington DC. Une pure merveille ce tableau, c’est un des plus beaux que j’ai pu voir…. Grand, une pureté et une netteté incroyable alors que ça reste profondément un tableau impressionniste. Renoir réussit avec ce tableau à nous entraîner sur la terrasse du café, on entend les conversations, les flonflons d’une guinguette, on sent la campagne, … un vrai plaisir, un voyage dans les émotions.

Toutefois, si j’ai pu profiter de ce tableau c’est aussi que le trajet pour y aller a été épique… en fraude bien sur…. « No risk, no fun »….. Guidée par M, j’ai attrapé la navette réservée aux étudiants cela de façon non autorisée, car et oui, je me le répète tous les jours et surtout les jours de paye : je ne suis plus étudiante ! Bref, après le piratage des jardins, je pouvais bien frauder dans un bus ! Petit détail toutefois : plus de siège…. Nous nous sommes donc retrouvées quelque part sur le sol à l’aspect douteux, ballottés comme de vieux sacs. 30 minutes de lutte pour essayer de se maintenir sans s’encastrer dans la vitre ni dévaler l’intégralité du bus sur les fesses. J’ai ainsi découvert que soit les routes ici étaient désastreuses soit les amortisseurs du bus étaient en fin de vie. Le résultat restant toutefois le même : lourdes difficultés pour se relever à l’arrêt du bus … Arf ! Heureusement que la collection était une petite merveille ; il est plus facile d’oublier que l’on a les muscles fessiers ravagés quand on ne regrette pas le trajet.

Vendredi soir : je suis résolument maudite. Afin de fêter dignement l’arrivée de ce week-end tant attendu où mon ambition majeure était de rester couchée, je décide de clôturer la semaine avec ma petite jupe et mes talons pointus. Mais misère et malédiction, alors que le soleil était déjà couché et que je songeais à ramener ma fatigue chez moi, je constate que le doux bruit d’eau qui me rappelait un été au bord de la rivière est en fait un bel orage qui va me rappeler à quel point je ressemble à un rat d’égout sous la pluie sans parapluie (qui évidemment ne rentre pas dans mon sac). Humpf, il fallait bien la loi de Murphy s’accomplisse pour cette semaine.

20 minutes plus tard, je franchis trempée et dégoulinante le SAS de mon immeuble, sous l’œil amusé du concierge et sous le regard noir de la femme de ménage. A peine rentrée chez moi, je suis happée par mon lit et je finis par m’endormir dans la minute qui suit.

Samedi : journée shopping, mais surtout soirée improbable. Alors que je me débattais entre les écharpes, les sacs à main et les paires de bottes, je découvre que j’ai la possibilité de rejoindre une fête le soir même. Soyons clair, tout est parti d’une vague erreur d’appel….  Il faut donc songer au retour vers DC : de la Virginie vers le Maryland où je me suis finalement engouffrée dans un taxi dont la banquette arrière a disparu sous une montagne de paquets. C’est alors qu’après avoir donné mon adresse, le chauffeur me demande de quelle région de Suède je viens…. Me voilà donc Suédoise le temps de parcourir quelques blocs… ma fierté est sans limite….

Arrivée à mon appartement une lutte s’engage entre moi et mon placard : que mettre ? Course avec le temps, je suis désespérément en retard, et je ne peux vraiment pas me le permettre ce soir. La brosse de mascara dans l’œil tout en enfilant une paire de collant, je gère… j’ai dévalé mes 5 étages accrochées à la rampe pour déboucher en trombe sur Wisconsin afin de kidnapper au plus vite un taxi. Et là une fois de plus, la bonne surprise. A peine assise sur la banquette en skaï avec mon attirail parfum et tenue de Barbie, le chauffeur se retourne et sans regarder la route me lance un «  Vous au moins vous n’êtes pas américaine, pas assez grosse ». Je ne ferai pas de commentaires, ma fierté doit se ressentir outre Atlantique….De là il m’a lancé un « Boogie ! » et a enclenché une merveilleuse K7 des années paillettes qui le forçait à lâcher le volant pour taper dans ses mains… on a failli finir dans une jarre de fleurs mais je ne lui en veux pas!

Arrivée au bar, entre deux verres je fais connaissance : joueurs de football américain, patron de restau, et un certain joueur de foot champion du monde en 1998 avec ses amis…. Me voilà donc contre toute attente au cœur d’une soirée VIP en train de boire du champagne, rire, manger et danser sur du Raï… Drôle de sensation où on a l’impression d’être dans une annexe de sa vie.

Des heures plus tard, après que le Redbull ait fini son effet, après avoir pris des photos, assise sur les genoux de Redskins (notre équipe à DC), il faut songer au retour. Comme je l’ai souvent signalé, les taxis ici c’est l’aventure. Nous sommes 6 mais le chauffeur accepte de nous prendre : je signale que la voiture n’est pas un pick- up, ce qui a généré des difficultés : 3 à l’avant, 4 à l’arrière, un gros n’importe quoi…. Je suis finalement arrivée chez moi pour me plonger dans un sommeil agité par un rêve remake de ma soirée ;

Dimanche : réveil beaucoup trop tôt, toujours trop tôt de toute façon. Fin prête, je pars en quête d’un taxi pour partir en Virginie. Et là… l’angoisse subite : le coffre de la voiture qui me dépasse s’ouvre et surgit un pied ensanglanté. Mes cheveux ont tenté de fuir mon crâne pendant que mes yeux cherchaient à oublier tout en regardant mieux. J’ai cru faire une attaque, je ne me savais pas aussi émotive surtout que cette chose était en fait une farce pour Halloween, un système spécial et très efficace, je suis là pour témoigner. Le chauffeur s’est arrêté, tout fier et rigolard de sa blague pendant que je tentais de ramasser un brin de dignité en fuyant au loin.

J’ai passé la journée au cœur d’une famille Vietnamienne où j’ai pu partager leur repas et je dois dire que je suis complètement fan de leurs recettes.

Retour chez moi où toutes mes bonnes résolutions de courses sont tombées à l’eau, mon canapé a une fois de plus gagné la bataille. Je suis affamée mais la cuisine me semble beaucoup trop loin pour que je l’atteigne. Je renonce. Bonne nuit et bonne semaine!

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Publié dans loliaur

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M
Vas-y Aurélie!! Qui c'est le fameux joueur de foot champion du monde 98?!! dis moi pas qu c'est Liza?!!!<br /> Allez, obligé, tu dis qui c'est!!!!
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