Week end
Dimanche soir, il est temps que je fasse un bref rappel de ces derniers jours…
Commençons par vendredi, ordre chronologique oblige… après une semaine en séminaire, j’ai enfin retrouvé mon bureau avec vue sur les drapeaux français et européen… une semaine de travail en retard ça se ressent bien…
17h, je cours me préparer, ce soir c’est la soirée « défense et sécurité » (je crois car suivant qui me parle je comprends un mot sur 2…) ;
17h45, je suis fin prête, maquillée, parfumée, tout est en ordre. J’attrape un taxi devant ma porte (plus près il était dans le lobby…). 45 minutes plus tard, je rumine au fond de mon siège, je suis coincée dans les embouteillages… le chauffeur de taxi, entre son café et sa musique « bollywoodienne », réussit enfin à traverser la ville et s’arrête subitement devant un bar rempli de buveurs de bière en train de hurler sur une pauvre équipe de football américain qui apparemment ne remplissait pas son contrat. Après avoir lu et relu le carton d’invitation, je me suis décidée à demander au barman et OUF, en fait ma soirée c’était dans une autre pièce… de retour donc aux pays des hommes en costume- cravate… le buffet m’a une fois de plus rappelé qu’ici on mangeait en priorité ce qui était frit…
2h plus tard, je navigue entre les invités avec mon vin blanc dans un gobelet en plastique, la classe à l’américaine… mes pieds sont en plein suicide sur leur 10 cm de talons, je songe donc à les ramener. Et là… le charmant personnage blond avec des boucles avec qui je discutais me propose de me ramener. Cela me semble plus judicieux que de risquer ma vie dans un taxi, j’accepte donc l’invitation.
22h, je suis dans la rue, les talons claquent ; je me retrouve sans le comprendre en face du Capitole illuminé, magnifique ; mon chauffeur tend le bras, une voiture fait « bip bip » et c’est exactement dans ces moments là qu’il faut avoir une certaine aptitude à rester en équilibre… après le retour en 4x4, puis en Cadillac, puis en Lincoln avec chauffeur,….. Une Porsche…
Une fois installée an fond des fauteuils en cuir, on se sent bien, il faut bien l’avouer… Mon chauffeur me fait une petite démonstration des capacités de ce bijou. Superbe sensation…. L’arrivée à mon appartement fut mémorable, mais évidemment un jour ou l’autre il faut bien sortir de la voiture… Il faut alors souligner toutefois un bémol : la sortie de ce type de véhicule est tout sauf gracieuse…
Je suis donc rentrée dans mon appart ou j’ai retrouvé mon « colloc’ ch’ti » qui lui m’a montré les photos de son raid 4L au Maroc. Vraiment bien, de quoi tenter ! Et pour ceux qui n’auraient pas suivi, j’ai temporairement un colloc chez moi du fait d’un problème de disponibilité d’appartement.
Et pour Christophe si tu lis cet article : j’ai pas fait exprès pour la voiture, c’est elle qui est venue à moi….
Samedi : je retrouve Julie pour un restau mexicain, mais avant de commander tout apéritif, je dois d’abord montrer ma carte d’identité, on ne peut rien faire ici si on n’a pas 21 ans, même pas rentrer dans un bar. Le repas est bon, épicé, seul problème, les litres d’huile qui surnagent dans l’assiette et les portions de monstre affamé.
Afin de digérer la moitié de nos assiettes (impossible de tout manger…), l’après midi shopping s’est imposé. J’ai évidemment succombé mais ne rentrons pas dans les détails…
20h, on attrape un taxi pour rentrer, on envahit la banquette arrière avec une multitude de paquets, tentant d’occulter l’odeur suspecte qui traîne dans le taxi : un mélange d’infâme avec un soupçon d’écoeurant.
21h, nous partons 3 français dans les rayons du supermarché en quête de nourriture. Une tranche de bœuf (« one person ») nous a finalement nourri tous les 3, no comment.
23h : soirée dans une colloc d’étudiants. Gobelets rouges de bière, jeux pour boire, musique non déterminée… ambiance- ambiance.
Dimanche : je suis partie avec Julie pour Alexandria, Virginia. Mais avant toute chose il fallait bien manger, notre choix s’est porté sur Chinatown. Et en sortant du métro, le choc : j’ai cru que j’avais traversé le Pacifique et que j’étais dans une rue de Beijing ! Le repas a été délicieux, ultra copieux : une fois de plus une moitié d’assiette suffisait…
Retour dans le métro à destination d’Alexandria.
A l’arrivée, on se prend au jeu, soyons américaines jusqu’au bout : un gobelet de café dans la main, lunettes de soleil, on est partie vers le port. Sentiment d’être dans une petite ville très loin de l’agitation de DC.
Alexandria : très beau mais c’est évidemment au moment où l’on s’assied sur le ponton de la marina pour profiter du soleil qu’un orage a éclaté. Nous sommes donc allée nous réfugier dans un magasins à touristes et là j’ai trouvé mon bonheur : un magnifique short « rose cochon » avec FBI imprimé sur les fesses. Dans des moments comme celui là, il ne faut pas réfléchir, il faut prendre…. La photo est évidemment en ligne, comme vous pourrez le constater, le doute n’était pas permis !
On a quand même fini comme toutes vraies françaises dans une brocante où on a débusqué de vieux bijoux.
Retour sur DC. Impression que je suis dans « Au bonheur des dames » et que je rejoins Paris après une après midi dans une guinguette à la campagne.
Dimanche soir chez moi, j’ai retrouvé mon colloc, l’aspirateur me regarde d’un sale œil, normalement le dimanche c’est son jour de sortie… il va devoir attendre demain.
Bonne semaine à tous !