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Le blog redémarre et les voyagent continuent......
Petite envie de tour du monde mais en attendant.... Here we go!
Départ de Paris cette fois...
Mercredi matin, 7h30 sur Wisconsin avenue… Forte de l’expérience de la veille ; je suis chaussée et habillée pour survivre en milieu hostile c'est-à-dire en taxi aux USA… A peine sortie de chez moi, j’en repère un : c’est la voiture de Starski et Hutch couleur Schtroumpf (décidément…) avec une bande blanche ; la classe quoi ! El là à peine passée la portière je me rends compte que si on peut voyager dans l’espace et les odeurs avec les taxis de DC, on peut aussi voyager dans le temps et là en l’occurrence je suis dans les années 70… Intérieur skaï rouge bordeaux, un clone d’un « Jackson five » dans leur grande époque au volant. Evidemment les amortisseurs datent eux aussi apparemment des seventies…En reniflant bien, on arrive à retrouver quelques fragrances « herbes de Provence » qui ne sont certainement pas en provenance de l’Occitane mais peut être bien de Woodstock…. C’est dans ces moments là que je réalise que mes parents avaient mon age à cette époque où le skaï était tendance… Ne critiquons pas, certains avaient 20 ans dans les années 80 quand les enceintes des Golf GTI résonnaient des « Démons de minuit »… certains se reconnaîtront, n’est ce pas JL ?
Bref, 20 minutes plus tard je repose les pieds sur un trottoir du XXIème siècle…. Inutile de dire que cette fois encore les portiques de sécurité m’ont rappelé à l’ordre, mais je me suis sentie moins seule à la vue des personnes en attente sur le coté qui elles aussi avaient été frappées par la malédiction magnétique des portiques.
24heures après notre première rencontre, je fais à nouveau face aux donuts et à la gelée bleue… Un café, that’s all : ne prenons aucun risque inconsidéré, je dois encore tenir un an et les greffes d’estomac c’est pas si facile…
Petite discussion avec les locaux dont une me place Marseille en Italie et l’autre me regarde attentivement sûrement pour voir si je suis « marquée UE » avant de quitter le territoire… Mais le meilleur reste à venir… le cliché de l’américaine est en face de moi : look insurmontable et cheveux teints… grâce à elle, j’apprends que la Russie a intégré l’UE, que cette même Russie a une frontière avec la Roumanie…. Bien sur en l’écoutant je comprends que je viens d’une région sous développée proche de l’Afrique, mais heureusement me rassure t’elle, nous avons désormais le téléphone portable et nous comprenons un peu l’anglais. Je me retiens de lui dire que l’on a aussi l’électricité, ne brisons pas ses illusions, laissons la croire que l’on a des cabanes dans les arbres… J’ai quand même fini par quitter la conversation suite aux interrogations formulées quant à notre consommation de bananes…
Rappel : Darwin a développé la théorie que l’homme descend du singe et il ne me semble pas qu’il ait fait une distinction par pays….
Heureusement que la majorité des Américains que j’ai rencontré sont très sympas et même s’ils ne sont pas toujours très au point sur l’UE, on ne peut pas leur en vouloir… les frontières et la réglementation européenne, il faut bien l’avouer, restent un mystère pour de nombreux européens !
10h30 : je suis frigorifiée…. Saleté de climatisation, ils ne savent pas régler le thermostat ici : c’est toujours trop froid !!! Sensation d’être sur la banquise mais sans les pingouins, juste avec le gras des phoques.
Midi : même cause, même conséquence. Je fais face au même sandwich que la veille. Une différence toutefois : j’aperçois de la couleur verte à l’intérieur : salade ?!?
Face au Capitole, au bord d’une fontaine, je suis dans un endroit stratégique pour observer les gens. Imperturbable, je refuse de me laisser déconcentrer par les gouttes d’huile qui fuient de mon sandwich pour dessiner une étoile au sol, ni par le goût sucré qui fait suite à la première bouchée : pain au miel, je déteste…
Le melting pot est bien représenté. Toute la population du quartier est là. Sur le trottoir le vendeur de contrefaçon, faux Chanel sur l’épaule, croise les jeunes cadres dynamiques dont les badges accrochés aux vestes tanguent dangereusement. Les fashions victimes prennent le soleil, vrais D&G et Burberry sur le dos. Les touristes font la queue pour pouvoir monter sur le rebord de la fontaine, meilleure place pour photographier le Capitole sans finir écrasé par un 4x4. Lunch time voit la sortie des banques, ministères, agences fédérales mais aussi de la Maison Blanche… aujourd’hui comme hier, le même convoi exceptionnel, les mêmes sirènes hurlantes déboulent sur Pennsylvania avenue. Au milieu de toute cette agitation, une petite troupe a envahi la pelouse de la place pour faire des abdos… Autour d’eux, des personnes en sur poids font des tours de place avec des poids accrochés aux poignets.
Et subitement alors que l’on commence à bien cerner le monde environnant, une réalité beaucoup plus proche vient frapper : les bouts verts de sandwich étaient du piment et non pas de la salade : c’est les USA ici, pas « laitue land » ! Les larmes au bord des yeux, c’est pas la meilleure méthode pour observer les gens. Plus d’eau bien sur et la fontaine à coté promet une septicémie si on s’en approche trop…. Je délocalise donc et me débarrasse de mon sandwich mi sucre -mi huile… Je repense à la conversation du matin et part m’acheter une banane comme toute « bonne européenne »… Je finis mon repas au bord d’une cascade, entourée de coin- coins et d’hommes en nœud papillon…
17h : fin de la conférence… les cieux sont avec moi, je trouve un taxi devant la porte. Et alors que je commençais à me détendre au fond de la banquette en faux cuir, le chauffeur a brutalement traversé la chaussée pour se coller au trottoir. Et là de façon peu élégante et sans ménagement, il m’a expulsé du taxi. Je me suis donc retrouvée au croisement de « nulle part » et de « j’ai la loose ». Va fanculo ! Nouveau taxi en vue. A peine assise, je réalise que les ressorts du siège vont me labourer le dos pendant tout le trajet… A mon super accent et mon maquillage de Bambi, le chauffeur a repéré la française. Et là…. Il m’a demandé d’attacher ma ceinture et tout en me faisant la conversation pour m’expliquer à quel point il aimait la France, il m’a fait un remake de « Taxi » dans une voiture aux amortisseurs douteux en slalomant entre les 4x4 et en grillant les feux. Pour remonter 2 avenues, il s’est senti obligé de me montrer ses talents de pilote et est parti faire un tour sur les rocades… Douloureux trajet où j’ai abandonné mes ongles dans la banquette au moment où le taxi a voulu prendre un virage un peu serré au bord du canal. J’ai cru que j’allais finir ma journée avec les têtards. Il m’a finalement laissé devant l’ambassade, je préférais finir à pieds…
Retour chez moi et repas entre filles. La soirée c’est finie sur les chaises longues sur le toit : Washington et ses taxis à nos pieds.
Résumons : les bus sont douteux et ne vont pas partout, j’ai peur en métro et les taxis sont dangereux.
Jeudi : trajet à pied pour aller travailler. Cet hiver c’est décidé, je prends une luge.
Midi : zut : réunion donc nouveau taxi. Pourquoi faut il que l’on soit en pleine « campagne » et pas dans le centre ? Enormes interrogations, doutes, craintes et suspicions en ouvrant la portière. A première vue, c’est propre. Le chauffeur est survolté et après le remake de « Taxi » la veille, j’ai droit à celui du « Cosby show ». Une française dans son taxi, ça a l’air d’être mieux qu’un panda au zoo… Est-ce moi ou les chauffeurs de taxi sont « originaux » ici ??
Repas chez Mac Do avant la réunion : soulagement, même goût qu’en France à peu près mais plus salé, plus énorme et moins cher.
16h : retour à l’ambassade
19h : réception en l’honneur de la Chine. Au bout de la 5ème personne qui me demande si je suis présentatrice télé, je décide d’annoncer d’entrée le couleur afin d’éviter tout malentendu : moi=étudiante en droit. Le buffet est délicieux et les invités charmants. J’ai l’impression que je suis au cœur d’un James Blond : les hommes en uniformes, les colliers de perle, les vigiles dans les couloirs,…
Au moment de partir, drame : mes talons, mon bébé sac et moi faisons face à un rideau de pluie. Et alors que je demande au portier où je peux attraper un taxi, un homme me propose de me ramener. Il me rappelle le père de famille fortuné dans les films : barbe blanche, costume cravate et boutons de manchette, cultivé,… son chauffeur est arrivé et je suis rentrée chez moi au sec. Conversation agréable et distinguée. Au moment de partir, il me tend sa carte de visite, je le remercie pour le trajet. C’est dans l’ascenseur en lisant sa carte que mes genoux ont tremblé : Oh My God !!!
OMG => Ta conclusion laisse en suspens les curieux... Célébrité ? Mec glauque malgré ses manières distinguées ?